Radio Elvis à fond

Mis à jour : mars 28

Pierre Guénard, Manu Ralambo et Colin Russeil présentent le deuxième CD de Radio Elvis, Ces garçons-là, trois ans après Les Conquêtes, qui leur a valu la Victoire de l'Album Révélation. Un disque réalisé, enregistré et mixé par le sorcier du son Pierrick Devin, mastérisé par Alex Gopher, écrit par Pierre et composé par Radio Elvis.

La voix grave très en avant de Pierre Guénard se coule dans des rocks romantiques et modernes, des tourbillons rock métaphysiques et des ballades vertigineuses. L'occasion de confronter les trois garçons aux toutes première fois de ce dernier CD.


©Fanny Latour Lambert

Les premières phrases que vous avez écrites, Pierre, pour Ces Garçons-là ?

Je consigne toujours mes notes sur des carnets, j’en ai beaucoup, je les date, et je date aussi les textes pour me rappeler où et comment ils ont pris racine. Par exemple, j’avais noté le mot Ex-voto dès le premier disque - ce deuxième album et le morceau New York devaient à l'origine s’appeler ainsi. Ces garçons-là est la dernière chanson apparue. J’avais déjà deux, trois lignes, mais les paroles sont venues en studio. Je venais de terminer la lecture d’un livre de nouvelles de Rick Moody, l’une d’elles s’appelait Les Garçons. Son style a eu un impact sur moi, le même que Dominique A quand je l'ai découvert. Il m’a montré où je voulais aller: raconter par touches, être narratif en conservant mon style. Le titre s'est imposé, ces garçons-là, c’est nous…


L'après Victoire de la Musique, votre premier trophée obtenu pour Les Conquêtes, en 2017 ?

On l’a vue comme une reconnaissance du monde de la musique, cela nous a profondément rassurés tant dans nos influences que dans notre écriture. Le concert à La Cigale qui a suivi nous a fait le même effet. Le lendemain, on semblait délestés d’un poids, on était devenus adultes. La chanson Solarium, sur notre premier album, disait : « Solarium, premier jour de printemps / Alignons le désert, faisons le point sur nos Révélations ! » Révélation pour l’après, cela signifie refaire le plein.



Le première fois à New York ?

C’était pour notre tournée anglophone et francophone au Canada. Notre grand rêve de gosse était de se produire à New York et nous l’avons réalisé en jouant au Piano Bar, un petit club pas loin du QG du Velvet Underground. La chanson New York, c’est notre Ultramoderne solitude (Souchon) à nous.


Les premières influences en studio Ces garçons-là ?

Lorsque nous nous sommes rencontrés, nous n’avions pas les mêmes répères musicaux ni le même vocabulaire. La tournée nous a soudés, et en studio, nous avons trouvé le même langage, les mêmes envies, les mêmes influences: Nick Cave, MGTM, Arcade Fire, Talking Heads, LCD Soundsystem… Un premier disque, on a tendance à se cacher, à vouloir se montrer plus intelligent que l’on est. Avec ce deuxième CD, on s’assume, on ne s’est pas posé la question: trop indé ou trop variété? Durant notre résidence au Studio des Variétés, on a essayé pas mal de directions: piano-voix, guitare-voix, séances d’improvisations, pour chercher une autre voie, avec cette envie de mêler des instruments nobles et des synthés.


La première rencontre avec Alex Gopher ?

Une rencontre 2.0 qui s’est faite par l’envoi de fichiers.



Ces Garçons-là. Pias.

En concert: Le 15/11. Pias Nites, La Maroquinerie (Paris). Le 04/04/19. Le Trianon (Paris). En tournée, dès janvier.

https://www.radioelvis.fr/


Bonus: leur groupe à recommander

Grand Blanc: "on a commencé ensemble, on les a vu récemment en version unplugged sur canapé, comme à la maison, et on adore leur évolution musicale"

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