Les scènes de vie d'Eva Rami

Dernière mise à jour : 6 déc. 2021



(C) Alain Gontier

Elle déroule dans T'es toi!, son nouveau seule en scène, une vie tendue vers sa vocation de comédienne passée par le Conservatoire de théâtre de Nice puis celui de Paris. Caubère au féminin, Eva Rami se glisse dans une multitude de personnages qui se répondent avec l'accent, pour raconter ses métamorphoses, ses tours et détours vers le succès, de Nice à la capitale en passant pas Avignon: déception, ambition, réconciliation... Un parcours qui doit beaucoup à sa force vive et à sa détermination brûlante: Eva a parfois été à l'affiche de 7 spectacles la même année. L'occasion de la soumettre à l'interview Roulette Ruse. Une appli, des numéros tirés en aléatoire, chacun correspondant à une question.



36. Le film dont vous auriez aimé être l’héroïne?

Petite, j’aurais adoré jouer Matilda dans Léon, de Luc Besson. Plus récemment, en regardant La Casa de Papel, j’ai été bouleversée par le personnage de Nairobi, et la palette dingue de son jeu. J’ai le fantasme d’un film d’action.


(C) Gaëlle Simon

2. Un modèle?

Elie Kakou a allumé la flamme. Je suis admirative de son mélange d’humour absurde et réaliste. De sa force de travail. De sa gestuelle. Quand j’ai vu la Compagnie des sales gosses reprendre ses sketches dans une émission de télé, j’ai commencé à l’imiter.

12. Ce que vos parents vous ont transmis?

Je le dis dans T'es toi!: être le plus autonome possible. C’est une forme de liberté si ce n’est la liberté tout court. Dans le spectacle, mes parents restent des archétypes, mon père n’est pas que sanguin, ma mère n’est pas une bourgeoise qui fume clope sur clope, elle a toujours été très sportive.

27. Une date artistique importante?

Le 7 juin 2014, jour de la toute première de Vole! Au Théâtre 95 de Cergy. J’étais à la fois tétanisée et tellement heureuse . Cela a été la fin et le début de quelque chose. La deuxième date importante, c’est le 8 mars 2018, lors de la première de T’es toi! au Théâtre National de Nice, donc chez moi.



1.Une chanson que vous chantait votre grand-mère?

"Beaux yeux/Beau Front/Nez de cancan/Bouche d'argent/Menton fleuri..."C'est une comptine provençale de Jean-Philippe Crespin et Bernard Davois.




13. Un livre de chevet?

J’alterne plusieurs livres selon l’émotion du soir. En ce moment, Céder n’est pas consentir de Clothilde Leguil, psychanalyste et philosophe. Le Complexe de la sorcière, d’lsabelle Sorente. Et La rose la plus rouge s’épanouit, une bédé de Liv Strömquist.

22. L’artiste disparu que vous auriez aimé rencontré?

Elie Kakou, et je lui aurais demandé s’il accepterait de mettre en scène mon troisième spectacle.


8. Un rituel, un porte-bonheur?

Le doudou que ma grand-mère a mis dans mon berceau - je suis née en Argentine - mon père était professeur des écoles. C’est un ourson saturé de symboles. Sinon, avant de monter sur scène, je fais des échauffements physique, quelques exercices pour la voix, car le spectacle est une vraie course de fond. Dans T’es toi !, j’interprète une vingtaine de personnages.



T'es toi! Théâtre Montparnasse (Paris), jusqu'au 31 décembre. www.theatremontparnasse.com