Hervé haut de gamme pop

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Mélancolie FC puis Va Piano ses deux premiers singles braquent les projecteurs sur le Breton de Paname, passé du FC au MC. Ses mantras chuchotés donnent la transe à l'électropop Française. Il sera en concert aux Francofolies le 12 juillet.




(C)_Loreleï Buser Suero

Mélancolie FC

J’ai grandi en région parisienne, à Fontenay-le-Fleury, le foot était ma passion. J’ai joué dix ans comme défenseur et me suis inscrit à quelques détections… Mélancolie FC (2017) revient sur cette période. La chanson reprend la terminologie du football pour parler de la prise de conscience, à l’adolescence: on comprend que l’on ne sera pas le nouveau Zidane ou de la trempe de Mbappé. C’est une mélancolie de l’état d'innocence. Après le bac ES, réussi en candidat libre, car j’ai été viré de terminale pour absentéisme, j’ai plongé dans le piano, les synthés, suivi des cours de piano avec un prof de blues-jazz et mis le cap sur Paris pour trouver un second souffle. La nuit, je composais dans ma chambre. Le jour, j’enchainais les petits boulots, dans la restauration, pour une boîte multi-tâches. Faire le ménage dans des entreprises vide la tête et du coup pousse à l’introspection, permet de réfléchir au morceau écrit la veille. Petit à petit, la musique a rempli ma vie.



Va Piano

Avant Mélancolie FC, j’ai formé Postaal avec Dennis rencontrés en studio, il était au chant, moi à la production, aux pochettes, aux clips. On fonctionnait comme un petit label à nous deux. Le morceau (Taking my) Freedom a fait un peu de buzz, un peu de bruit outre-manche et nous a emmenés en tournée européenne. Le premier album de Postaal est paru en mars 2018 puis j’ai décidé de concrétiser mon projet solo entamé en 2015. Va Piano est un mélange de drop et de chanson. Les festivals où l’on s’est produit avec Postaal en Grande-Bretagne, m’ont permis de découvrir le drum’n’bass, la bass line, la jungle. Le gimmick de Va Piano, « Toujours sourire, toujours. Serre les dents, reserre les dents, toujours… », vient de mon éducation, d’une posture liée à la ville aussi. Ce n’est pas « sors les poings, mais tiens le coup. » Sur scène, je suis très mobile devant ma station, je m’exprime dans une sorte de danse. Je retrouve avec la musique, l’ambiance pré et post match. La loge serait le vestiaire, il y a le compte à rebours, l’importance du physique, du mental…




Hervé

Je mène une vie simple et, pour écrire, je cherche l’inspiration en Bretagne, d’où vient ma famille, du centre du Morbihan, au milieu des champs et des usines de cochons. Je me sens profondément breton, je connais les danses folkloriques, les musiques traditionnelles… Hervé, juste Hervé, car je me livre brut, sobre et nature. Je n’ai pas d’alter ego ni de personnage comme Orelsan ou Christine and The Queens.




EP. Initial Artists Services.


http://www.reseau-printemps.com/


Mon Top 3

Alain Bashung-Jacques Higelin

Leurs disques tournaient à la maison. Bijou, Bijou reste ma chanson préférée de Bashung, insatiable chercheur. Et Tombé du ciel, d’Higelin, sa voix était si particulière.

Daft Punk

J'ai pris l'album Discovery en pleine face. Toujours un choc.

113

Les Princes de la ville, produit par DJ Mehdi, paix à son âme. Le breakbeat et le funk. Incroyable.




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