Frédéric Zeitoun à deux voix

Mis à jour : mars 28


Ses spectacles, Histoire enchantée du petit juif à roulettes et En Chanteur, ont révélé l’homme de scène qui sommeillait dans le chroniqueur de Télématin ou C’est au programme. Avec Duos en solitaire, Frédéric Zeitoun passe Face B: son premier album, enregistré avec la complicité de Gérard Davoust, rassemble une collection de chansons aux humeurs aussi riches et variées que son casting, notamment Charles Aznavour, Lynda Lemay, Enrico Macias, Manu Dibango, Doc Gynéco. L'homme orchestre se produisait aux Francofolies le 14 juillet. L’occasion de le soumettre à l‘interview Roulette Ruse. Une appli, chaque numéro tiré correspondant à une question.


36. Le duo dont vous rêviez?

Celui avec Charles Aznavour, Bien au contraire, est un pur cadeau. Je me suis retrouvé chez Monsieur Aznavour et il m’a dit: « je fais les refrains. » 3 refrains, trois prises. Quelle leçon! Les duos de mon disque m’ont tous touché, mais j’ai un souvenir particulier pour celui avec Lynda Lemay, La Vie continue, enregistré par Skype. J’éprouve une grande passion pour Lynda, je savais qu’elle n’aimait pas l’exercice du duo, et elle a non seulement accepté mais elle s’est aussi adaptée à la tonalité.




12. Les chansons-déclic de votre passion?

L’album que j’appelle « blanc et rouge » d’Alain Souchon, Jamais Content, je découvrais que l’on pouvait dire des choses graves sur des musiques légères. Et So Far Away, de Nicolas Peyrac. Je l’ai rencontré quand j’étais en seconde, et il a libéré deux après-midi dans le studio d’Emi Editions pour le mettre à ma disposition.


18. Quel poster dans votre chambre d’enfant?

A 6 ans, j’avais punaisé au mur un poster de Frédéric François. J’ignorai bien sûr que je lui écrirai plus de 60 chansons.


22. Un rituel avant d’entrer sur scène?

Il faut déjà que je puisse arriver dans ma loge... Les salles ont eu beaucoup de mal à comprendre que des spectateurs à mobilité réduite puissent venir, alors des artistes… Je n’ai pas de rituel mais la photo de mon père et de mon fils ne me quitte pas.


5. Aviez-vous des guides, adolescent?

Gamin, je voulais parcourir les Etats-Unis au grand dam de mes parents. Et puis Patrick Segal a écrit L’Homme qui marchait dans sa tête. Si lui pouvait voyager, je le pouvais aussi. Et si mon parcours peut donner des envies, ensoleiller une vocation, tant mieux. J’ai reçu un message sur Facebook d’une jeune lycéenne à mobilité réduite, qui m’a confié s’être inscrite à un cours de théâtre après m’avoir vu sur scène.


Duos en solitaire (Roy Music). Le 15 décembre au Café de la Danse (Paris). Et en tournée.

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