Elodie Gervaise, la cosmos girl



Les étoiles de l'électro veillent sur Elodie Gervaise, franco-australienne, architecte dans le premier chapitre de sa vie à Byron Bay, chanteuse de deux formations pop ensuite, installée désormais à Paris. "Le lien entre l'architecture et la musique se noue plutôt sur scène, dit-elle: lumière, espace, ambiance." Propulsé par des clips tout chair et latex, son EP Syzygy, déroule des morceaux à l'électro trépidante ou expérimentale produits par Maria Korkeila, dans lequel l'ex-Galaxy Girls - son premier groupe - analyse la connexion à l'autre, au monde et au cosmos. L'occasion de soumettre Elodie à l'interview Roulette Ruse. Une appli, des numéros tirés en aléatoire, chacun correspondant à une question.


9. La chanson, hasard ou vocation?

Hasard complet. Il y a cinq ans, j’étais encore architecte. Mon copain, musicien, m’a offert une guitare en 2016, j'habitais alors à Byron Bay, j’ai commencé à jouer, à écrire, à chanter, et à tourner avec un groupe d’amies, Galaxy Girls. Puis je me suis installé en France - mon père est Français - et je me suis inscrite à l’école Atla.

1. Ce que la musique a révélé en vous?

La musique a changé ma vie, et pour le meilleur. Jusque là, j’avais étais beaucoup de mal à exprimer mes émotions même si je semblais très à l’aise comme beaucoup d’australiens. Ecrire sur les expériences de ma vie, sur mes rencontres, a été une thérapie.


28. Quelle personnalité disparue auriez-vous aimé rencontrer, voir en concert ou en spectacle, chanter avec ?

Leonard Cohen, oui ce serait lui. Mes parents l’écoutaient beaucoup. Ses chansons sont éternelles.

14. Quoi derrière Syzygy?

Je trouvais ce mot très intéressant parce qu'il évoque le cosmos, la conjonction ou l'opposition de trois planètes, la lune et le soleil, la terre, la connexion est une chose essentielle pour moi. Le disque parle du lien à l'autre, individuel ou collectif, je pense à la chanson Urgence, sur l'urgence écologique.


(C) Guillaume Plas

5. Une date artistique marquante?

La formation des Galaxy Girls car ensuite, tout est allé très vite, et en deux mois, une tournée était bouclée sur la côte est de l'Australie. C'était une vraie surprise dont j'ai bien profité. Une autre date, le concert donné avec mon deuxième groupe, Candy Lucid, en première partie des L.A Witch, dont j’étais une grosse fan. là que je me suis dit: « si je ne fais que de la musique, de belles choses peuvent arriver. »

32. Qu’avez-vous de très australien et de très français?

Une façon d’être australienne, positive. En Australie, il fait beau tout le temps, cela rend joyeux, ouvert aux autres. Mon côté français tient dans la tradition, les repas entre amis, je me souviens de fêtes de famille. Mon père a 9 frères et soeurs et les cousinades atteignaient 125 personnes.

11. Aviez-vous des posters dans votre chambre d’adolescente?

Non, mais il y avait dans ma chambre une Wonder Woman que j’avais sculptée dans une plaque de bois épais, on aurait cru qu’elle sortait du mur.




28. Une chanteuse modèle ?

Patti Smith reste la reine. Yseult a une force incroyable. Et j’aime beaucoup la façon de créer de Soko. Je chante une reprise d’elle d'un de ses morceaux.

2. Qu’avez-vous acheté avec votre premier cachet?

Avec les Galaxy Girls, nous avons passé un week-end de filles, de cocktails, de rires, de piscine.