Dans le smartphone de Gringe

Mis à jour : 12 févr 2019

Avec son premier album solo Enfant lune le casseur flowter marque de son empreinte (sombre) le rap Français. Un disque fin et franc. Pour artisterevelation, il déverrouille son smarphone.


Que voit-on sur votre fond d’écran?

Je change souvent d'images: une voiture retournée, un hibou qui ressemble à une balle de tennis, un porte-bonheur d’Ukraine...


Les comptes que vous suivez sur Instagram?

Des artistes créatifs en montage et photo. Je suis les gens avec lesquels je travaille, et d’autres comme Banksy, de nouvelles voix de l’indé, des rappeurs américains, Nipsey Hussle...


Le disque qui passe en boucle dans vos earphones?

Fantaisie Militaire, d’Alain Bashung. Je l’écoute beaucoup, et depuis longtemps. Pour sa voix, ses textes, son pouvoir de suggestion, son imaginaire. Bashung, c’est ma Madeleine de Proust: mon père le passaitt quand j’étais gamin.


Les SMS que vous conservez?

Ceux d’un pote, tellement drôle: «  Ca va chaton? J’ai besoin de ton conseil, toi qui connaît les femmes. » Il a flashé sur une apprentie-véto et il court lui acheter des croquettes tous les deux jours, alors qu’il n’a pas de chien. C’est un gars qui me touche beaucoup.


Une note écrite récemment?

Je chope des phrases au hasard, dans la rue, dans des films. Par exemple: « Une bombe ne demande pas l’âge de ses victimes. » « Les boers », c’est la police des taxis . « On ne comprend pas que je travaille quand je regarde par la fenêtre. »


Un livre à relire entre deux notes?

Tout Bukowski, ce sont mes livres de chevet, je les feuillette pour m’imprégner de son instantanéité fulgurante.


Retrouvez l'interview de Gringe ici

Enfant Lune (3ème bureau/Wagram). En concert le 12/02, La Maroquinerie (Paris). Le 18/03, La Cigale (Paris). Et en tournée.

© 2018/2020 by Gilles Medioni