Dans le smartphone de Bianca Costa



Les sons du Brésil mixés à un rap frondeur, mélancolique, volcanique. C'est le style Bianca Costa, née à Florianópolis, élevée au Portugal et en France, qui a donné le nom de sa ville natale au titre de son premier EP . Au fil de chansons voyageuses, Bianca feuillette son album-photo musical intime, tourné vers l'enfance et les femmes qui lui ont insufflée fougue et force, en tête sa maman. Naviguant entre plusieurs pays, cultures et langues, Bianca de Paname fait scintiller des mélodies trempées dans le métal rare de la bossa-trap, et offre chaque semaine à sa communauté de YouTube et d'Instagram une relecture nomade de ses morceaux préférés. L'occasion idéale de lui demander de déverrouiller son smartphone.


Quelles applis pour la musique?

J’utilise Notes vocales pour enregistrer les top-lines avant d'entrer en studio. Et je dois avoir 300 ou 400 notes écrites qui forment comme un journal, même si j’adore le papier, les cahiers, les carnets, j’en ai une collection. J’ai essayé une appli d’auto-tune, mais non. Sinon, je me sers de Photos. Pour ce EP qui retrace mon histoire, j’ai ravivé mes souvenirs grâce à Facebook pour retrouver les photos les plus anciennes et ré-écouter mes chansons d’enfance.

Une ville inspirante?

Florianópolis, une petite île au sud du Brésil où je suis née et où j’ai vécu jusqu’à un an, je n’y suis pas retournée mais c’est le point de départ de ce premier EP. Florianópolis est une ville un peu fantasmée pour moi car je ne la connais qu'à travers les yeux de ma mère ou par Google Map. La chanson Luis parle du Brésil et de mon père, au final je ne connais bien ni l’un ni l’autre.



Qui sur votre playlist?

DaniLeigh, pour son mood même si cela n’a rien à voir avec ma musique. Et j’écoute sur Spotify en aléatoire du reggaeton, de la musique brésilienne, du baile funk, Luisa Sonza.

Un rendez-vous sur Instagram?

Depuis cet été, chaque jeudi, je revisite des morceaux en bossa trap, cela me permet de travailler les prod’, les voix, d’ajouter du portugais aux paroles.


Votre rapport aux réseaux sociaux?

J’y passe beaucoup de temps et j’essaie d’être présente un peu partout. Sur Instagram, bien sûr: c’est là que mon producteur a découvert mes vidéos. Mais aussi sur Twitter, Tik Tok et YouTube où j’ai démarré à 14 ans, en postant des vidéos.


Des comptes Insta à suivre?

@mirandamakaroff une artiste aux photos colorées et aux tableaux animés magnifiques @danychulo avec qui je travaille des freetimes sur Insta. J’aime ses morceaux engagés ou sentimentaux. @lepetit_br, un dictionnaire d'expressions brésiliennes qui a consacré un post à ma chanson Vai {Vas-y}.


Vos applis fétiches?

Feed Preview me permet d’harmoniser mon feed instagram. WhatsApp pour parler avec mes grands-parents et mes oncles au Brésil. Et dazecam idéal pour les photos et vidéos en mode vintage.



Votre dernière recherche google?

RTS, Radio Télévision Suisse, je participe à un concours Indie 30

Des séries?

Essentiellement sur Netflix. Je regarde des films, des documentaires, L’Affaire Watts ou Derrière nos écrans de fumée, effrayant. Et des séries: dernièrement Black Mirror, une mauvaise idée, j’en ai fait des cauchemars.

Votre profil Insta?

Jst call me bibi. "bibi a.k.a rainha da bossa trap". Bianca Costa était déjà pris et je ne suis pas fan d'ajouter à mon nom musique ou officiel.


Le hashtag qui vous ressemble?

#bossatrap forcément. Un terme qui mélange les mélodies aux guitares bossa et les sonorités urbaines du trap. Et au-delà car je mélange toutes les musiques brésiliennes.


Des messages Insta à conserver?

Ceux de David Carreira, hyper connu au Portugal, j’ai vécu à Porto de 5 à 10 ans. De Big Flo et Oli, Uzi, Sopico ou Chilla. Cela me donne beaucoup de force. Des messages que je screen direct pour les envoyer à mes copines. Je garde aussi des commentaires de brésiliens de France qui me félicitent d‘amener notre culture différemment. En général, le Brésil se résume à Rio, au foot et au carnaval.