Clap de début pour Claes


Une formation d'acteur dans une école de cinéma - même promotion que Fils Cara. Des annèes sur la route et sur la scène avec ses parents musiciens. (Thomas) Claes a du répondant. Son titre, Il va se passer quelque chose, chanson-rap sur l'espoir bouillonnant en tout jeune talent, le propulse sur les plate-formes et les écrans, car le clip est entouré de vidéos teasing fabriquées téléphone à la main et envisagées comme de mini court-métrages. L'occasion de demander à Claes de déverrouiller son smartphone.



Comment Instagram vous aide-t-il dans votre création?

Je poste de jolies images en stories et des vidéos sur le fil pour accompagner mes chansons. Avec mon complice Oscar, rencontré à l’école de cinéma Factory, à Lyon, on tourne ces vidéos d'une minute trente avec l’appli du téléphone. Ensemble, on a déjà réalisé un court-métrage et écrit un long, un faux docu sur l’histoire d’un chanteur qui veut percer. Le film parle surtout de la quête du succès et de l’importance de l’amitié dans l’art.




3 comptes Instagram à suivre?

@paulinefemeni_illustration. Pauline crée toutes mes covers. Je prépare avec elle un livre pour enfants. @theofficeforyou qui recense les meilleurs moments de la série. Mon prochain clip, Trouve-toi des amis, à propos du harcèlement scolaire s’inspire notamment des regards caméra. Et @juliettebinoche dont je suis amoureux artistiquement. J’aime les photos au naturel qu’elle poste sur son compte.



A quelles séries êtes-vous addict?

Je n’aime pas trop les regarder sur un téléphone, ce serait nier le travail des directeurs de la lumière. Sur mon ordi, je me passe en ce moment Succession et je renoue avec Buffy contre les vampires, et je la recommande à toutes les personnes qui désirent faire du grand cinéma avec de petits moyens.


Quelle image en fond d’écran?

L’Arme fatale, dont je suis fan depuis mes 7 ans. J'ai eu en fond d'écran la photo du premier opus pendant toutes mes années lycée, puis je l'ai changée pour une image du deuxième volet et enfin du troisième. Le quatrième est vraiment trop mauvais. Je connais toutes les répliques du film par coeur. Martin Riggs m’a même inspiré une chanson. Quand j’étais petit, il était mon ami imaginaire, le pote que j’aurais aimé avoir, celui que j’aurais voulu être. Je rejouais les scènes du film dans ma chambre avec un pistolet à billes. Le cinéma m’obsède depuis cet âge. A 8 ans, ma mère m’a dit: « arrête tes devoirs, viens voir Birdy, je te ferai un mot d’excuse. » En le regardant, j'ai compris que la vie serait dense.





Une histoire derrière votre nom d’artiste?

Claes est le nom de ma mère. Grâce à mes parents, je baigne depuis tout petit dans la musique. Ils étaient intermittents du spectacle et assuraient des concerts avec un répertoire du patrimoine, réarrangé. J’ai joué de la batterie dans leur groupe parfois devant 2000 personnes, à tout juste 9 ans. Et assuré leurs premières parties à 12 ans, avec des chansons de Dick Annegarn ou de Jacques Brel. J’ai été nourri de Fréhel et Damia. C’est seulement vers 14 ans, que j’ai découvert Orelsan et commencé à faire du rap avec des potes.


Les favoris de votre playlist?

Si tu m’entends, de Guizmo, il s’adresse à son père, c’est trop beau. King Cross de Jay-Jay Johanson qui me permet d’écrire dans le calme. Et Dans la vie en vrai, d’Anne Sylvestre, magnifique. Je finirai par la reprendre un jour.



Votre dernière recherche Google?

J'ai recherché comme avant chaque tournage des vidéos de discours motivants à envoyer à Oscar, c'est un rituel entre lui et moi. Par exemple le discours de Dustin Hoffman aux Oscar ou les speaches de Denzel Washington.


© 2018/2020 by Gilles Medioni