Bruni Makaya en première classe

Dernière mise à jour : avr. 29


Côté cours, leçons d'histoire-géo et bac de français, Bruni Makaya est au top dans L'école de la vie (France 2), où il joue Lucas Beltrand, un lycéen handicapé, tchatcheur et casse-cou, qui va mêler sa peine à celle de son prof (Guillaume Labbé). Un nouveau rôle en or pour le jeune comédien érudit et posé, repéré au générique de Monsieur Je-sais-tout en joueur de foot et de Mortel (Netflix): il jouait Modibo, un ado dépressif. Côté jardin, le gamin de Paname - lycée Jules Ferry, quartier Brochant - épate le rap sous le nom de Brunsko, avec une série de morceaux au flow fluide et imagé, auto-produits avec son complice Carl Malapa (Mortel). Et Bruno sera bientôt à l'affiche de La Tour d'Assitan, un film d'épouvante signé Guillaume Nicloux, l'occasion de le soumettre à l'interview Roulette Ruse. Une appli, des numéros tirés en aléatoire, chacun correspondant à une question.


9. Comment êtes-vous entré dans le personnage de Lucas?

J'ai beaucoup discuté en amont avec un comédien paraplégique et j'ai appris à vivre avec un fauteuil roulant: Lucas est handicapé depuis trois ans, et ce fauteuil devait être le prolongement de son corps. Je me suis beaucoup attaché à lui, c'est une forte tête que j'aimerais bien retrouver. On a tous envie d'avoir un pote comme lui. Cette expérience m'a aussi ouvert les yeux sur le handicap et les difficultés au quotidien.


17. La scène que vous attendiez avec impatience ou redoutiez?

Celle où je suis à dix mètres du sol, les roues du fauteuil roulant calées sur deux planches et que Guillaume Labbé vient à ma rencontre, du côté opposé. Nous sommes tous les deux sujets au vertige... J'essayais de rester pro dès que j'entendais le mot action, mais entre les prises qui ont été nombreuses, et bien qu'attaché, j'étais mort de trouille.



32. Comédien, hasard ou vocation?

La mère d'un ami m'a parlé d'un casting, j'ai hésité à me présenter car j'avais foot. J'ai bien fait d'y aller. J'ai démarré avec Irresponsable, une série pour OCS, cela m'a plu direct. Après le bac, je me suis inscrit en licence d'histoire à La Sorbonne, par défaut, et j'ai tenu deux jours et demi: lundi, mardi et jeudi marin. Mais j'ai eu la chance d'enchaîner avec plusieurs projets.


28. Votre premier quart-d'heure de gloire?

Quand le film Monsieur je sais tout est sorti en salle, on m'a un peu reconnu dans la rue. Je ne m'y attendais pas du tout.



35. Un acteur de référence?

Reda Kateb, pour son jeu intériorisé. Moi, j'ai appris un peu sur le tas, j'ai suivi quelques stages d'acteur et du coaching, passer des castings est aussi formateur. Le meilleur conseil que j'ai reçu, c'est "ne cherche pas à jouer, deviens le personnage."


19. Qu'avez-vous acheté avec votre premier cachet?

Une Playstation 4. Je l'ai toujours.


11. Quels posters dans votre chambre d'adolescent?

Un grand poster de Zlatan Ibrahimović. Il est resté sur le mur jusqu'à peu, avant que je déménage.


16. Comment naît l'inspiration de vos chansons?

J'écris des textes depuis toujours sur mon téléphone, je prends des notes quand j'entends des phrases que j'aime bien, dans la rue ou entre copains. Je me suis lancé avec un premier single, Marie-Laure, l'accueil m'a surpris. J'ai reçu des messages, on ignorait que j'étais aussi acteur. Le fait d'être aussi comédien, m'aide à écrire des chansons qui sont des fictions, par exemple, Marie-Laure n'existe pas. Un de mes prochains titres, Coeur d'acier, comprendra un pré-refrain en lingana, ma langue maternelle, et des sons du Congo.




1. Les musiques qui passaient à la maison?

Ma mère écoutait en boucle de la musique congolaise, c'est joyeux, mélodique, mais j'ai frôlé l'overdose. Moi, j'écoute de tout. Je peux me réveiller avec une chanson de Grégory Lemarchal, mettre du rap Français dans la journée, me coucher avec du son Congolais.

7. Un film de chevet?

Je connais par coeur le premier Superman, c'était mon premier dvd, je l'ai eu, usé, rayé.



23. D'où vient votre nom d'artiste?

Je m'appelle Bruni Stanislas Makaya, Bruni Makaya au cinéma, Stani, à la maison, et Brunsko, pour la musique. Les copains du foot m'avait surnommé ainsi, je l'ai choisi naturellement afin de séparer mes deux passions.