Barbara Cabrita au premier plan


(C) Martin Lagardère

Le cinéma l'a pris très tôt dans ses bras (Les amateurs; La Dream team). Mais c'est la télévision qui ne jure que par Barbara Cabrita, et pour cause: de Sam à H24 et Escape en passant par RIS Police scientifique ou Luther, la comédienne a imposé sa personnalité énergique, enthousiaste et radieuse. Dans Poulets grillés, de Pascal Lahmani, elle interprète la commissaire Anne Capestan, ex-figure de la police judiciaire, mutée après une pseudo-bavure dans la quatrième brigade qui regroupe des "poulets grillés": alcoolos, dépressifs, bras cassés... L'occasion pour l'actrice-réalisatrice, diplômée en anthropologie et sportive accomplie, de montrer une fois encore son sens de la comédie. Et de répondre à l'interview Roulette Ruse, Une appli, des numéros tirés en aléatoire, chacun correspondant à une question.



21.Ce que jouer la comédie a révélé de vous et en vous ?

Une capacité d’adaptation aux changements d'humeur, aux situations, qui s’est révélée avec la possibilité d’entrer dans des micro-univers, de suivre, par exemple, une formation à l’hôpital pour incarner une infirmière. Révélé de moi? Je ne m’en croyais pas forcément capable. D’ailleurs, à mes débuts, je suivais en parallèle une licence d’anthropologie, pour le plaisir d’apprendre et pour connaître un autre milieu. Et puis, avoir une passion en-dehors permet d’avoir du recul sur son métier.


16.Une étape artistique à venir?

J'ai réalisé pendant quatre années un documentaire encore inédit sur la vie des jeunes à Saint-Martin, Les Métisses du monde. J’ai filmé dans des blocks des jeunes membres de gangs pour comprendre une situation précaire expliquée par une situation géopolitique complexe. Comme je suis originaire de Trappes, je connais la vie et les codes de la cité.

Avez-vous d’autres projets de documentaires?

Oui, au départ, je pensais réaliser un documentaire sur l’immigration portugaise en partant de mon père et de moi, puis je me suis penchée sur l’idée d’une série entière sur l’immigration du Liban, d’Italie, de Thaïlande d’Espagne… chaque épisode étant symbolisé par une personnalité.


22. Le disque qui tourne en boucle à la maison ?

J’écoute à peu près tous les jours David Bowie. En-dehors de ses chansons que j'adore, il y a la fait qu'Il parle beaucoup de connexion aux planètes, et les questions sur l’univers me fascinent depuis l’enfance. J’aurais aimé pouvoir me téléporter, traverser la vie de de Bouddha, de Moïse, de Jésus, de Ghandi, un chevalier, un guerrier d'Alexandre le grand…


33. Qu’avez-vous acheté avec votre premier cachet?

Un snowboard avec le cachet que j’avais touché en tant que modèle junior pour l’agence Frimousse. A l’époque, je pratiquais la gymnastique très assidument afin d’atteindre le plus haut niveau.



Qu’est-ce qui vous a détournée des compétitions?

J’ai vécu ce gros fléau de l’opération du genou qui se pratiquait alors pour relaxer les rotules des sportifs. L’opération a raté, cela a signifié l’arrêt total de la gym et la perte de mes repères. J’ai mis 15 ans à m’en remettre psychologiquement. Ensuite, j’ai voulu retrouver des sensations de la même intensité et essayé tous les sports: la boxe, le basket, le tennis, aujourd’hui, la natation.


9. Vos livres, vos films de chevet ?

Les quatre accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz, lu et relu. Des livres de développement personnel de Rhonda Byrne: identifier ce que l’on ressent est parfois inexplicable avec les mots et compréhensible avec les sens. Sinon, je visionne beaucoup de documentaires, c'est l’occasion de voir en images ce que l’on ne voit pas à l’oeil lu. J’aime particulièrement L’intelligence des arbres, les documents des soeurs Kuperberg sur la place des femmes dans le cinéma…